Biosphère du désert

Biosphère du désert

Échanges en présence de Caroline Pultz

Le documentaire plonge le spectateur directement dans la phase expérimentale de Biosphère II : les quatre mois de Caroline et Corentin dans leur base low-tech posée en plein désert au Mexique. Sous l’élégante toile soutenue par une ossature en bois, l’habitat foisonnera de vie, avec une serre de dix mètres, le ruissèlement d’un cours d’eau, un four solaire, un pédalier multifonction, une bibliothèque, un hamac, une cabine de douche étonnante où poussent des graines germées et des champignons… La majeure partie de l’aventure est filmée par les protagonistes eux-mêmes, qui partagent à chaque étape leurs tâtonnements, leurs réussites, leur état d’esprit, et nous invitent dans leur quotidien fait aussi de plaisirs et de découvertes au cœur de l’environnement fascinant du désert.

Réalisation : Laurent Sardi
Coproduction Médiatika & Arte France. 52 min, France, 2023

Au-delà des cimes

Au-delà des cimes

Echanges en présence de Rémy Tézier, réalisateur, Catherine Destivelle, alpiniste, Jérôme Lemonnier, compositeur

Au-delà des cimes raconte la passion de la montagne et Catherine Destivelle en est l’ambassadrice. Le dispositif de réalisation est simple : Catherine emmène quelques-uns de ses proches à la conquête de sommets mythiques du massif du Mont Blanc : Pauline, son ancienne élève, à qui elle permettra de gravir la très difficile Face Est du Grand Capucin ; Claire sa sœur cadette, avec qui elle atteindra le sommet très effilé de l’Aiguille du Grépon ; ou encore ses amis Lothar et Gaby, qui redécouvriront après une impressionnante ascension glaciaire, l’époustouflante splendeur des Alpes depuis le sommet de l’Aiguille Verte. 

Le film :
Réalisation : Rémi Tézier
Production : Canal Overseas Production, 80 min (VF), France, 2008

Les musiciens du ciné-concert :
Piano : Jérôme Lemonnier, compositeur de musiques de films.
Violon : David Braccini de l’Orchestre de la Philharmonie de Paris

Le mot du FIFAV…

Au-delà des cimes, c’est le dernier grand film de cinéma de montagne tourné dans le massif du Mont-Blanc, au regard des moyens techniques engagés. Le film signera en beauté la fin d’une époque. Le réalisateur Rémy Tézier a surpris son monde en portant à l’écran dans une sorte de biographie revisitée, le diamant Destivelle dans son écrin du Mont Blanc. Gaston Rébuffat a dit un jour peu ou prou : « Un bon alpiniste est un alpiniste vivant ». Sous-entendu, celui qui a eu la chance, l’instinct ou l’intelligence de rester en vie. La formule se décline au féminin. Le réalisateur ne s’y trompe pas, Destivelle est une « bonne » alpiniste. Pis, elle n’a rien perdu de son charisme sauvageon et a tant de choses à nous partager en conjuguant au présent ses voies passées. L’idée est simple. Réaliser un grand film de montagne destiné aux salles de cinéma, dont le message serait « Voyez comme la montagne est belle ! ». Qui de mieux placée pour incarner le propos – la montagne – que la grimpeuse et alpiniste à l’aube de ses cinquante ans ? Silence, action, ça tourne !

Moyens de tournage cinéma, images haute définition, grandes classiques revisitées, flash-back sur les exploits de Destivelle, tempête de ciel bleu, musique originale, histoire (ra)contée par Bernard Giraudeau. Bernard Giraudeau, le marin devenu acteur, auteur et touche à tout, y prête sa voix comme une ode à la montagne, un baroud d’honneur tout en hauteur, avant de s’en aller l’été suivant. La voix de Giraudeau sur le pèlerinage de Destivelle dans le Massif du Mont-Blanc. En un mot : Magnétique.

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